Passions singulières

Publié le par conseilsrencontre

 

"À peine nos regards se sont-ils croisés que ce fut une évidence: on allait faire notre vie ensemble.", Gwendoline

Ils rayonnent d'amour fusionnel, se chérissent dans le secret de l'adultère, se déchirent, souffrent d'une liaison hors la loi... Quatre histoires, un point commun : la passion folle. 

 

 Accoudée au comptoir de son bar, Gwendoline se rappelle: "Magique... À la première rencontre à peine nos regards se sont-ils croisés que ce fut une évidence: on allait faire notre vie ensemble. C'était il y a cinq ans, à un souper. On est restés là dans un coin jusqu'à six heures du matin à discuter. On s'effleurait la pointe des doigts et c'était comme si un philtre passait entre nous." Et Matthieu poursuit: "J'ai été emballé par sa générosité, par ses projets de vie dans lesquels elle incluait toujours l'autre." Elle précise: "Cette nuit-là, l'autre, c'était lui." 

 

 "Très vite Gwendoline et moi sommes devenus inséparables, de plus en plus exclusifs. Le besoin de l'extérieur s'est évanoui, explique Matthieu. On s'est de plus en plus éloignés des amis, on a espacé les visites dans nos familles respectives. Instinctivement, notre, couple est devenu notre unique centre d'intérêt. Aujourd'hui, on se suffit totalement à nous-mêmes. La vie en dehors de l'autre ne nous intéresse pas. Évidemment, ne formant ainsi plus qu'un, il nous est très vite devenu douloureux de ne pas passer ensemble les vingt-quatre heures d'une journée, les sept jours de la semaine. Alors il y a deux ans, nous avons monté notre propre commerce,, un café artistique en plein centre-ville." 

 

 "L'accouchement a été laborieux, reconnaît Gwendoline. Cela a coûté très cher et il a fallu tout apprendre. Cela valait le coup: maintenant, nous sommes toute la journée dans notre petit bureau à côté du comptoir. Rien d'étouffant, on est bien, assis à notre table de travail l'un en face de l'autre. " "Administrativement, on est associés, poursuit Matthieu, mais au fond, nous ne sommes qu'un seul partenaire : quand l'un n'est pas là, l'autre ne peut pas fonctionner." "Notre café, c'est également notre premier bébé", annoncent-ils en choeur. Et un bébé, un vrai? "Je ne pense pas pouvoir être un jour capable de le supporter, tranche Matthieu. Il accaparerait trop Gwendoline et j'ai peur de moins d'amour." Elle, se veut rassurante: "Moi j'en veux un, profondément. Mais il ne devra rien changer: il y aura lui d'un côté et de l'autre notre couple, toujours. Nous ne serons pas trois mais deux.

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